Paysage urbain fréquent à Glasgow ... Ca a son charme!Impression générale : Ville qui semble à moitié abandonnée par son architecture (bâtiments sombres aux vitres cassées, chantiers qui semblent arrêtés au stade « on a tout cassé en laissant un pan de mur pour le fun ») mais super animée le soir (boîtes et clubs partout).
Météo : Bof
Ce que l’on apprend sur l’Ecosse et les Ecossais :
- Que font tous ces ados habillés pareil en file le long du trottoir à 17h?
Sur la route on passe à côté de troupeaux de jeunes écossais de 14 – 15 ans environ, tous habillés pareil (un groupe de gothiques, habillés et maquillés en noir, avec plein de piercings et tirant la tronche, et un groupe de lolitas fluos et leurs copains en pantalons portés comme c’est la mode, c’est-à-dire comme s’ils avaient oublié de les remonter en sortant des toilettes…). On trouvait bien ça un peu bizarre, mais on a fini par se rappeler qu’au Royaume-Uni il y a des boîtes pour ados qui ouvrent à 17h … Effectivement, le groupe n°1 attendait devant l’entrée du « Cathouse » (qui s’est avéré être une boîte gothique notoire dont on a vu des affiches partout par la suite) et le groupe n°2 je me rappelle plus mais quelque chose comme « Donne-moi ta vibe et ton flex, baby, je veux une femme like you ». Au passage, Seb se fait accoster par 2 gamines à cause de son chapeau de cow-boy. On comprend pas bien ce qu’elles nous disent et de toutes façons elles se cassent en rigolant, on saura jamais…
L’Eurohostel est au bout de la rue, à gauche, face à la Clyde (c’est la rivière qui passe à Glasgow, pas le pote de Bonnie…). Entre parenthèses, de façon générale, en Ecosse les prix du logement sont exorbitants : le moins cher qu’on ait payé pour ces backpackers où on dort dans des dortoirs c’était 10 pounds la nuit par personne (à l’époque des francs, 1 livre sterling valait 10 francs) mais plus souvent c’était 17-18 livres par personne. Bref une fois qu’on l’a admis, on essaie de ne plus y penser et de profiter au maximum des vacances ! Nous essayons donc de négocier de dormir dans le même dortoir mais non, c’est pas mixte, c’est comme ça. Tant pis, on laisse nos sacs de rando en ne gardant qu’un petit sac à dos pour aller crapahuter un peu en ville, munis de notre précieux Lonely Planet...
D’ailleurs parlons-en du Lonely Planet ! Comme indiqué, on a suivi pas à pas les indications pour une « balade pittoresque en centre-ville »… Ben ça vaut pas mieux que le Guide du Routard de l’Autriche, Julie Clain saura ce que ça veut dire… Pour les autres, le guide vous balade dans des lieux soi-disant exceptionnels et remarquables que vous avez plutôt tendance à trouver pour votre part totalement quelconques et sans intérêt… Bien sûr j’exagère, mais bon, les balades en question s’avèrent décevantes… C’est pas grave, ça nous apprendra à faire les touristes ! Et puis on a quand même eu l’occasion de voir des trucs sympas sur notre chemin, entre autres un paquet d’enterrements de vie de jeune fille… Le thème à la mode cette année semblait être « la policière chaude » en mini-jupe et chemisier ouvert sur un soutien-gorge à balconnets… Le moyen de locomotion à la mode cette année semblait quant à lui être la limousine de location, avec musique à donf’ dedans, spotlights et compagnie… Au cours de notre balade, et tant qu’on est restés à Glasgow, on a aussi eu l’occasion de voir plein d’immeubles à l’abandon ou en cours de destruction… On a eu cette impression de ville « en chantier abandonné » presque partout où on allait, ce qui donnait d’ailleurs un caractère et un charme tout particuliers à la ville…
Bon c’est pas tout ça mais il se fait faim, nous nous mettons en quête d’un restau sympa… Difficile de choisir, y’en a partout ! Nous décidons de nous en remettre au Lonely Planet et entrons dans le « Brutti ma buoni », un restau assez sympathique avec de la musique comme en boîte et des clients dedans habillés comme en boîte aussi (sauf nous, bien entendu). Hormis ce décalage de style qui m’a pour ma part mise franchement mal à l’aise au début, on a très bien mangé et les serveuses étaient très sympas (c’est-à-dire qu’on comprenait à peu près tout ce qu’elles disaient). On a appris que boudin se dit en anglais « black pudding » et on a observé que l’interdiction de fumer dans les pubs et les restaus était remarquablement respectée… Ca fait que très souvent il y a des gens qui boivent leur bière sur le trottoir en discutant, certains établissement montent même des petits chapiteaux devant leurs portes (ben ouais, en Ecosse il pleut !). Enfin ça donne du coup à la ville un aspect très festif et convivial, d’autant qu’il y a des pubs et des clubs vraiment partout…
Nous finissons donc de manger et décidons de terminer la journée sur une petite balade digestive en montant sur les hauteurs de la ville voir LA cathédrale de Glasgow, à ne pas rater selon le Lonely Planet. Finalement elle est plutôt quelconque (évidemment il fallait s’en douter…) ; les abords sont cependant pleins de charme : un cimetière au clair de lune, avec ça et là de beaux pommiers qui abritent les pierres tombales (quel bon goût ils ont, ces Ecossais !). Malgré la fourbe tromperie du Lonely Planet, nous ne regrettons pas le déplacement puisque dans l’église d’à côté se tient une sorte de cérémonie. On ne saura jamais vraiment de quoi il s’agit mais bon, on voit des hommes et des enfants en costume écossais sortir et entrer de temps à autre et surtout on entend des cornemuses jouer. On reste donc un petit moment là à écouter avant de repartir vers l’hôtel. Nous redescendons jusqu’à la Clyde et comptons rentrer à l’hôtel en longeant la rivière mais voilà, c’est pas possible : un ensemble de véhicules à gyrophare (pompiers, police et compagnie) est là, il y a des rubans de plastique à rayure tendus sur toute une partie du trottoir : il se passe visiblement quelque chose… On essaye quand même de passer incognito, en prenant l’air des gens respectables et surtout pas commères qui vont pas essayer de s’approcher pour voir… Ca ne marche pas, le policier nous fonce dessus, franchement nerveux en nous disant « On ne passe pas. Faites le tour ». Bon, ben on fait le tour alors, en essayant de deviner ce qu’il se passe là-bas. Je penche personnellement pour une alerte à la bombe, Seb songe plutôt à une noyade… D’un peu plus loin, on voit que des bonhommes sont dans un canot sur la rivière et éclairent la berge pendant qu’un des gros camions de pompier déploie un grand bras par-dessus la rambarde… Seb 1, Lucile 0 (mais bien sûr, ça non plus on ne saura jamais… Ecosse, terre de mystères !).
Enfin, il commence à se faire sommeil, on a quand même eu une grosse journée (car on en est toujours à notre premier jour, je vous le rappelle !). Ca tombe bien, on arrive à l’hôtel ; on régle nos réveils pour aller visiter la collection Burrell le lendemain et chacun part dans son dortoir…
3 commentaires:
ouinnnnnnnnnn
la suite !la suite!
Hey hey hey !
Je t'écris depuis ma contrée fort lointaine d'où je m'ennuie fort ... fort ! Bon, eh bien, ce voyage a l'air de bien se dérouler jusqu'à maintenant, hormis le passage "J'ai la frousse" avec ce très mystérieux accident à l'écossaise ... Ma foi, je n'avais aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler Glasgow (j'avais écrit "Flasgow" et mon Dieu ! ça change tout ! x_X) et j'ai peur de me baser sur cette vision négative, certes, mais bel et bien réaliste !
Bon, après ce baragouinement inutile, je me tâte pour savoir si je continue ou si je vais au pieux (avec un X, bien sûr ! Hahaha ... Que voulez-vous ? Tout le monde ne comprend pas Raymond Devos ...).
Voilà. This is my last word (C'est fou les effets bénéfiques de ce blog sur mon anglais ...).
Gros zoubi ! ^^
Yo fréro! Merci pour ton petit message, ça fait plaisir! C'est drôle que tu parles de la frousse parce qu'on a pas mal dit qu'on avait "trop la frousse" pendant ce voyage et ensuite (on l'a adopté quoi! ^_^ ). Ne te fie pas à cette histoire d'accident pour juger Glasgow regarde plutôt le reste!
Bisous
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