jeudi 6 septembre 2007

Glasgow, 2ème jour

Impression générale : « Ouah, on a fait tout ça ce jour-là ?! »
Météo : Très bof
Ce que l’on apprend sur l’Ecosse et les Ecossais :
Comment prendre le bus comme un véritable Ecossais ?
Dans quelles conditions peut-on boire un chocolat chaud en Ecosse ?
On a un cousin en Ecosse (si, si, vous allez voir !)



Et pour commencer, la devinette du jour, dans la catégorie « Culture »… C’est qui qui a fait ça ?


Et voilà, c’était notre première nuit en Ecosse… Pas grand’chose à dire, à part que j’ai été réveillée vers 4h du matin par les cris de mouettes. Il faut dire que ce pays est plein de mouettes, à part quand on est dans les Highlands, et il faut aussi dire qu’au moment où on y a était c’était l’époque de sevrage des jeunes ce qui fait qu’ils piaillaient encore plus… Bref, allez savoir pourquoi, elles se sont mises à faire un boucan d’enfer toutes en même temps au milieu de la nuit… Le côté positif dans ce cas c’est de regarder sa montre et de se dire : « chouette (mouette ?), je peux encore dormir plusieurs heures ! ». 3 ou 4 heures plus tard (je sais plus à cause du décalage horaire) on se lève, petit dèj’ pas mal, rondement avalé dans la salle commune et on décolle pour la journée…

Première épreuve : prendre le bus pour aller visiter la collection Burrell. Notre précieux guide indiquant toujours les différents moyens de rallier un lieu, y compris en donnant les différentes lignes de bus qui permettent de s’y rendre, nous avons déjà gagné du temps en ne cherchant pas pendant des heures quel bus nous devions prendre. Bon, notre précieux guide disait aussi qu’il fallait faire signe aux bus si on voulait qu’ils s’arrêtent. Quel signe ?? Un grand coucou en souriant ? Lever le bras en disant « Bus ! » d’une voix claire avec l’air grave (comme les nanas en tailleur dans les films américains qui hèlent les taxis qui ne sont pas en grève parce qu’on veut leur coller des mouchards) ? Nous en étions là quand d’autres personnes sont venues aussi attendre leur bus et heureusement on a pu voir comment ils faisaient pour arrêter leur bus quand il arrivait : il lèvent juste l’avant-bras à la perpendiculaire du bras avec la paume tournée vers le sol et les doigts faisant presque un signe de bénédiction. Tout ça en regardant le chauffeur. Bon, ça devrait aller… Notre bus arrive, on fait le signe de ralliement secret, il s’arrête : c’est merveilleux, ça a marché ! Nous sommes de vrais Ecossais ! On a très vite été déçus (la fameuse « douche écossaise » sans doute) car en ville, quand on achète son ticket à bord du bus il faut faire l’appoint et bien sûr, nous n’avions pas l’appoint… Ben du coup, le chauffeur nous a fait une réduction de 2 livres… Ils sont VRAIMENT cool ces Ecossais ! Bon on va s’installer et on commence à réfléchir à comment on va descendre et surtout à quand il va falloir le faire… Un truc qui peut vous servir si vous avez à prendre le bus en Ecosse : mieux vaut avoir une idée de l’endroit où vous souhaitez descendre car les chauffeurs ne s’arrêtent que quand on le leur demande. De notre côté, en général on ne s’est pas trop mal débrouillés. Là en l’occurrence on est seulement descendus un arrêt trop tard, mais bon, un peu de marche n’a jamais tué personne…

On arrive à la collection Burrell, un très beau bâtiment de bois et de verre principalement. Et c’est… fermé ! Si vous avez suivi on est dimanche mais non c’est pas pour ça que c’est fermé, c’est parce que le dimanche ça n’ouvre qu’à 11h… 1 heure à tuer, on est au milieu d’un grand parc, ça devrait aller… Bon il s’est mis à pleuvoir vers 10h, mais « c’est pas grave, on n’est pas en sucre ! » et puis on a des K-ways (c’est terriblement réconfortant un K-way, même si c’est froid). Je profite de cette petite pause pour vous dire 2 mots de la collection Burrell (enfin je recopie le guide, ce sera mieux) : « Industriel fortuné, Sir William Burrell a rassemblé une impressionnante collection d’objets dont il fit don à la ville de Glasgow. Ses trésors vont de la porcelaine de Chine à du mobilier médiéval en passant par des tableaux de Renoir et de Cézanne ». On se balade sans conviction (en fait y’a que de l’herbe dans ce parc), et on retourne au musée un peu après 11h, un peu las de la marche mais contents d’être au sec…

Alors quelque chose de bien en Ecosse avec les musées (et je crois que c’est une généralité au Royaume-Uni), c’est que la majeure partie du temps ils sont gratuits. Du coup on n’hésite plus à rentrer dans un musée même si on n’a qu’une heure à y passer ou à vouloir rentabiliser l’entrée en lisant bien tous les panneaux ou en voulant tout voir… Enfin, chacun pour ses raisons se réjouira de ne jamais payer l’entrée d’un musée… Nous entrons donc dans ce bâtiment plein de toutes sortes d’objets. Tout de suite en entrant on arrive dans une salle comme ça :


Bon évidemment comme tous les musées, on est super attentifs au début (l’Egypte, les Romains) et puis plus ça va plus on passe vite… Il y a toute une flopée de tableaux de Degas pas connus (et pas exceptionnels à vrai dire… Seb a décrété qu’il n’aimait pas Degas) et d’autres peintres du XVII au XIXe siècle si je me rappelle bien, dont un ou deux Delacroix et un Cézanne. A la fin de la partie peinture on en avait vraiment marre… Je pense qu’on avait vu environ 1/3 du musée… Après on est bien passés dans des salles où il y avait des meubles, des armes, de la broderie (véridique), des tentures, etc. mais sans trop regarder.
Cocorico, on se refait pas !


















« T’as de la chance d’être dans ta boîte, toi ! »




Nous finissons donc par sortir, un peu à contrecœur car il pleut (encore !) et nous mettons en quête d’un coin pour pique-niquer par cette belle après-midi… On trouve un kiosque un peu au-dessus du musée et on se pose pour manger nos sandwiches. Ah oui parce que pendant notre séjour on a toujours mangé des sandwiches le midi (qu’on faisait nous-même à partir de petits pains, jambon et fromage, … euh pardon : cheddar !) et le soir on essayait de manger chaud (au réchaud quand on campait, et parfois au restau quand on était en ville). Donc voilà, pique-nique dans le froid puis retour vers Glasgow centre. Là je m’éternise pas parce qu’on a un peu galéré pour retrouver un arrêt de bus, toujours sous la pluie, et à part le concours de tir à l’arc qu’on a du coup surpris par hasard au-dessus d’une haie, ce n’est pas un super souvenir…

Bref, voilà, on finit par rentrer à Glasgow et on se met en quête d’un pub pour pouvoir se poser et boire quelque chose de chaud (enfin, ça c’est pour ce qui me concerne, Seb cherchant quant à lui quelque chose qui fait de la mousse). On s’installe au « Drum and Monkey », un pub très agréable avec une super déco genre années 30 au pays du Jazz…


Ambiance d’un pub jazz… Sympa !

Mais bon, il est plus de 17h, et si j’ai eu mon chocolat chaud ce jour-là, ce fut je crois mon seul coup de chance en ce domaine ! J’ai en effet subi par la suite de nombreuses envies de chocolat chaud déçues du fait d’un curieux « cloisonnement » du service en Ecosse… Je m’explique : déjà quand on parle boisson en Ecosse on déconne pas, on fait ça bien ! Tu veux boire de l’alcool, tu vas dans un pub, tu veux boire autre chose, tu vas dans un salon de thé ! Là ! C’est clair ?! Bon, deuxio : tu veux boire autre chose que de l’alcool après 17h ? Ben c’est trop tard, les salons de thé ferment à 17h. Ben ouais, fallait y penser avant mon gars ! Vous imaginez bien qu’en faisant de la rando dans un pays franchement humide, ça m’aurait souvent fait plaisir de boire un truc chaud et chocolaté en arrivant dans un village. Mais bon, comme on n’est pas des mariolles, on finissait rarement une rando avant 17h, donc voilà, pas de chocolat c’est comme ça ! Le plus frustrant c’est quand un établissement fait salon de thé ET pub et qu’il sert quand même des choses différentes selon l’heure… Bref y’a peut-être une explication à ça, mais je la connais pas… Bon, on se réchauffe, c’est sympa et on rentre à l’hôtel pour se changer avant de ressortir : on a vu qu’à 19h, il y avait un spectacle de marionnettes qui avait l’air marrant. On était pas sûr de ce qu’on allait bien pouvoir y comprendre mais bon, c’est parti, « Let’s go ! » comme on dit… On sort en allant d’un pas décidé vers le coin du théâtre de marionnettes, on repasse devant le bout de trottoir sur lequel nous avions rencontré un charmant policier la veille et on se rend compte qu’on a oublié notre guide magique (1 boulet + 1 boulet = 2 boulets). C’est pas grave, on va essayer de le trouver tous seuls… Tu parles ! On a finalement fait un petit tour dans le quartier, on a loupé l’heure du début du spectacle et on est rentrés à l’hôtel pour chercher le guide. Entre-temps on s’est fait interpeller dans la rue par un groupe qui buvait devant un pub (toujours l’effet chapeau de cow-boy) mais on s’est pas arrêtés car à ce moment-là on pensait encore pouvoir trouver le théâtre…

Bref, finalement on s’est décidés à aller au ciné. On part, on s’arrête à un carrefour parce que le petit bonhomme il était rouge et là on se fait encore accoster. Un bonhomme saoul d’environ 45 ans, visiblement impressionné par le chapeau, qui en second lieu me trouve jolie et me fait du baise-main et baragouine un truc. Seb répond un truc poli et passe-partout (genre « Have a nice evening ») et là les carottes sont cuites : il a compris qu’on était français. Du coup on n’a pas le choix, on est ses cousins et il faut ABSOLUMENT qu’on aille au pub avec lui. Bon il a pas l’air méchant à part qu’on comprend presque rien de ce qu’il dit et qu’il intègre sans arrêt dans son monologue des mimes de gars qui utilise un pistolet… Hum ! Bon, on entre donc dans le premier pub venu, notre cousin annonce à la cantonade « De la bière pour mes cousins français ! » ou un truc approchant, et nous voilà attablés tous les trois avec chacun sa Tenant à essayer d’avoir une discussion… Seb s’en sortait visiblement mieux que moi, ou du moins il arrivait mieux à rebondir quand notre cousin avait l’air d’attendre une réponse… Moi tout ce que j’ai compris, c’est qu’il était d’origine Suédoise mais qu’il vivait à Glasgow et qu’il était docteur. Le reste… ??!? Quand la fin du verre s’approche, il nous demande si on a goûté « un mot incompréhensible car prononcé par un Ecossais saoul », une boisson très fortement alcoolisée apparemment. On dit non, il veut nous en payer un verre, alors on redit non (oh, on n’a pas encore mangé ! et ceux qui me connaissent un peu savent bien que de toutes façons avec ma bière j’étais déjà saoule ! ^_^ ) mais lui s’en fout, sort son portefeuille et constate qu’il n’a pas assez de saouls, euh non de sous, pour nous payer ce fameux coup. Il nous dit donc de l’attendre, qu’il va retirer de l’argent et qu’il revient… On a attendu 20 minutes et on est finalement partis car il commençait à se faire faim… Tout ça grâce à un chapeau de cow-boy, c’est quand même dingue, non ?!

Pour finir la journée (ben oui, c’est pas trop tôt, mais vous savez pour moi aussi c’est long d’écrire tout ça !), on est finalement entrés dans un restau à tapas super sympa, plus calme et moins bondé que celui où on était la veille. Au moment de payer, on a eu l’occasion d’apprendre un nouveau mot, enfin disons qu’on n’a pas compris tout de suite. « Gratuity » ça veut dire pourboire, sauf qu’on le savait pas alors on a dit non en souriant à la serveuse, qui avait pourtant été super sympa (c’est-à-dire qu’on avait compris tout ce qu’elle disait)… La honte !


Réponse : Eh oui c’est le fameux penseur de Rodin (ou plutôt une étude)

2 commentaires:

Anonyme a dit…

"cho, cho, cho..chocolat!!!la, la..."
venez me rendre visite en Autriche...là au moins il y a de la pluie.. de la mousse...du chocolat avec ou sans mousse, de la mousse froide, chaude, tiède..
bref, y en a pour tous les gouts..

Lucile a dit…

Ouééé! Tous en Autriche! C'est vrai en plus il y a vachement de choix pour les cafés et chocolats par chez toi! Vais peut-être songer à revenir...